Insecticides néonicotinoïdes et pollinisateurs (abeilles, bourdons)

Des travaux récents, éclairent d’un jour nouveau l’impact de insecticides néonicotinoïdes sur les insectes pollinisateurs.

▸ Geraldine Wright et Sébastien Kessler (université de Newcastle, Royaume-Uni).

Ils ont testé la capacité des abeilles domestiques (Apis mellifera) et des bourdons (Bombus terrestris) à éviter spontanément les plantes traitées aux néonicotinoïdes. Résultat: les insectes sont attirés par ces substances insecticides. En conséquence, cela augmenterait encore les risques d’exposition à des niveaux élevés de pesticides. « Les abeilles sont-elles ‘accro’ au nectar contenant des pesticides? »

▸ Nigel Raine (université de Guelph, Canada) et Richard Gill (Imperial College, Royaume-Uni), publient un commentaire dans Nature :

«Lorsque des butineuses affamées pouvaient choisir entre une solution sucrée traitée avec un néonicotinoïde et une non traitée, aucune des deux espèces n’a évité la nourriture traitée. Les insectes préfèrent les solutions avec l’imidaclopride et le thiaméthoxame (deux des néonicotinoïdes les plus répandus).» Cet effet serait lié à l’action pharmacologique de ces insecticides sur le système nerveux, un peu comme des drogues exercent une attirance tout en causant des lésions.

Source :
Sébastien C. Kessler, Erin Jo Tiedeken, Kerry L. Simcock, Sophie Derveau, Jessica Mitchell, Samantha Softley, Jane C. Stout, Geraldine A. Wright. Bees prefer foods containing neonicotinoid pesticides. Nature, 2015; DOI: 10.1038/nature14414.

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