Un Phalaenopsis démarre une hampe de fleurs. Quel terreau pour l’aider ?

Tout d’abord, un Phalaenopsis est rempoté de préférence au printemps (mars) après que les nouvelles racines aient atteint 4-5 cm : reprise plus facile. Dans un compost humidifié et ensuite, il faut laisser la plante 2 semaines sans arrosage. Ce n’est que plus tard encore, que des engrais pourront être ajoutés.

Problème majeur, les Phalaenopsis fleurissent le plus souvent au printemps. La plante devra assurer ou la reprise végétative, ou la floraison. C’est pourquoi il est conseillé en cas de rempotage, de sectionner les hampes florales. Et la nécessité de rempoter tous les 2 ans, nous priverait des floraisons. Aussi, il est moins traumatisant, si urgence pour les plantes, de procéder ainsi pour un renouvellement partiel du milieu sans avoir à les déménager :

  • bien maintenir la plante pour qu’elle ne sorte pas du pot,
  • retourner pot&plante, secouer un peu pour faire tomber le compost usagé, celui auquel les racines n’adhèrent pas,
  • remettre en position normale et combler avec des écorces propres.
  • attendre 2-3 semaines avant un prochain arrosage et 1 mois avant d’ajouter de l’engrais.

Les plus belles floraisons surviennent sur des plantes saines et fortes (après une bonne végétation).

Il arrive que l’on procède à des rempotages au cours de l’année, parce que correspondant au cycle des plantes concernées, ou accidents (besoin de soins, pot tombé…). Et il est de plus en plus difficile de trouver les bons matériaux.

Support: pot propre désinfecté ou panier (pour Phalaenopsis à feuillage et hampe florale retombants, comme P. amabilis, P. lindenii) ou écorce en plaque, liège car plus stable (pour Phalaenopsis sans feuille, P. wilsonii).

Compost: malgré son nom, pas de produits en décomposition. L’écorce de pin est privilégiée (80-100%). Il peut être ajouté des billes d’argile pour drainage dans le fond du pot, polystyrène (constituant de caisse à poisson) léger et hydrofuge, polyuréthane (mousse à coussin) hydrophile, sphaigne…
En fait, le compost sert aussi de support, il ne nourrit pas la plante. Les orchidées ont besoin de bien assurer leurs racines.

Il est commode pour avoir des écorces propres et au calibre désiré, de redécouper des écorces de pin couvre-sol gros calibre. Calibre moyen pour les Phalaenopsis (longueur 1-2 cm).

Il m’arrive de joindre des feuilles recueillies à l’automne, chêne et hêtre pour leur teneur en nutriments comme azote (pour Laelia). Jamais de feuilles de noyer, lesquelles contiennent des substances toxiques pour les autres plantes. Tous ces végétaux récoltés en forêt, sont lavés, séchés, stérilisés (20 minutes minimum en stérilisateur) avant emploi, pour ne pas introduire de ravageurs dans la collection.

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